LE RETOUR DES SANS-CULOTTES
L’histoire se répète.
On a tendance à amalgamer les mouvements politiques
dits de « droite » avec le parti fasciste Italien (300.000
morts) ou le parti national-socialiste des travailleurs
allemands communément appelé parti Nazi (plus de cinq millions de morts
politiques : opposants, homosexuels, handicapés, slaves, tziganes, et
religieux : juifs principalement mais aussi des prêtres catholiques, témoins
de Jéhovah, protestants).
On pourrait
aussi s’interroger sur les mouvements politiques de « gauche » qu’on
a tendance à oublier : le parti unique Soviétique de Staline, le PCUS
véritable dictature assumée, avec un massacre mis en silence par le reste du
monde moderne de dizaines de millions de personnes (de la grande purge de
Moscou à la fin du Stalinisme) ou la Chine communiste, toujours d’actualité (on
parle alors de centaine de millions depuis la révolution culturelle de 1966).
Les « sans-culottes » sont apparus en 1789
lors de la révolution, nommés avec mépris ainsi parce que ces manifestants
révolutionnaires portaient des pantalons à rayures et non des culottes symbole
de l’Aristocratie.
(Il est par ailleurs surprenant qu’un ex-président de
notre époque use de la même manière méprisante que ces aristocrates par
l’expression des « sans-dents »).
A l’origine les sans-culottes sont des radicaux
révolutionnaires qui prônent une démocratie directe, sans intermédiaire. On
pourrait rapprocher leur philosophie avec le fonctionnement Suisse, même si ce
pourrait être aussi une vision marxiste ou anarchiste.
Ils vont révolutionner par leur mode d’expression
vestimentaire protestataire, mais aussi par la manière de parler, les nouvelles
expressions et les idées. Les sans culottes vont s’affirmer rapidement comme
des représentants du peuple travailleur libre et affranchi, faisant émerger la
domination de la faction radicale de 1792 à 1794 des chefs politiques de la
Révolution dont Robespierre qui imposera l’idée des sans-culottes du
« tutoiement démocratique » pendant la terreur. Les sans-culottes se
rassemblaient dans des assemblées, sections, clubs influençant le peuple
d’abord actif puis les plus pauvres. Les actions étaient des manifestations,
des revendications et des pétitions puis des actions par les délégués et des
actions d’insurrection dans les rues.
Puis vint les comités de surveillances avec les
dénonciations des traites et conspirateurs supposés. Le comité de salut public
de Robespierre ouvre une véritable « chasse aux sorcières » et les
sans-culottes en seront les bras armé. Le concept de l’homme nouveau chez
Robespierre n’est pas fasciste mais en prend une tournure qui s’en approche. La
peur de la délation ou de l’infamie devient terreur en France. Ne pas penser pour
c’est penser contre, les têtes tombent, des innocents meurent.
La fin de Robespierre fait disparaitre les
sans-culottes et la terreur, on compte environ 40.000 morts politiques en une
seule année.
La dictature n’a pas de couleur, elle se nourrit du peuple
et le pervertit dans des conflits de valeurs. Elle souffle sur les braises afin
de mieux diviser et contrôle les idées afin d’éviter celles qui libèreraient le
peuple. Les sans-culottes ont été les premières victimes révolutionnaires de ce
modèle qui demeure chez nos politiques du bord le plus lointain à gauche de
celui le plus excentré à droite, ne vous y trompez pas…
Commentaires
Enregistrer un commentaire